CLÉ COGNITIVE




APPROCHE PATHOLOGIQUE DU HANDICAP

Somme toute, la défaite des fascistes et la mise en lumière de leur génocide sur plus de 300 000 handicapés (même si plus ténue que celle sur les juifs, les homosexuels et les tziganes) ont permis de contrecarrer une représentation progressivement rendue insensible, soit purement technoscientifique, du cerveau (" l'homme neuronal "). Bien qu'elle tende véritablement à se réduire, cette vision demeure inquiétante et son spectre menace toujours lourdement les pays occidentaux. Néanmoins, la défaite officielle de l'athéisme nazi a permis de remettre à l'honneur les valeurs judéo-chrétiennes, telles que développées dans les textes sacrés (soutien des malades, prise en compte des plus fragiles, instruction responsabilisante etc…). Avec un bémol salvateur puisque l'anticléricalisme modéré reste de mise depuis le siècle des Lumières, avec des personnalités, non moins particulièrement théistes, comme Voltaire. Un adage populaire comme " l'habit ne fait pas le moine " illustre à lui seul toute la pertinence d'une philosophie de l'esprit. De nos jours, suivant les dernières découvertes neuronales, une nouvelle maxime comme " l'âge ne fait pas le savant " inscrirait une même pertinence critique, tant les mauvais processus de vieillissement nuisent à l'apprentissage. Cela étant, selon un héritage génétique mais aussi et surtout une éthologie, nous vieillissons tous différemment, avec une plasticité neuronale s'annihilant inégalement. Un handicap, comme Alzheimer pouvant également toucher des personnes jeunes... Dans tous les cas, une découverte fondamentale qui renforce une précaution à tenir face à la légitimité absolue des diplômes, notamment dans des secteurs sensibles comme la sécurité, le social, l'éducation et bien-sûr la santé. Cela d'autant plus que, si d'un point de vue technoscientifique, notre connaissance du cerveau a globalement évolué depuis Galien, Vinci et les autres (Vésale, Malpighi, Nissl, Golgi, Cajal, Gall, Broca etc…), d'un point de vue philosophique, elle a stagné et même rétrogradé depuis Platon (nativisme) et Aristote (génétisme) et ce de façon spectaculaire jusqu'au milieu du XXème siècle. En point phare, le fascisme donc, démultipliant les expériences pathologiques, avec des recherches d'universitaires, appartenant à une soit-disant " élite ", sur des êtres humains non volontaires (consentement d'office). Heureusement, la révélation de l'existence d'une psychose collective, soit du développement d'un handicap invisible, reliée à une vision politique et technoscientifique, débouche indubitablement sur une prise de conscience universelle.

APPROCHE PLUS CONTRÔLÉE DU HANDICAP

Aussi, même si la leçon n'est pas complètement intégrée (retour à " l'homme neuronal "), la fin du XXème siècle et le début du XXIème siècle tendent vers un équilibre, notamment grâce à la diffusion de la psychanalyse (approche du sujet comme un individu capable de discernement). Le principe du transfert qui octroie, dans le meilleur des cas et cela sans diplôme spécifique, à un ancien malade de soigner un nouveau malade, fait rapidement des émules dans les pays occidentaux. Sa découverte permet à des personnes aux profils riches et variés de se libérer d'un carcan psychologique, particulièrement anxiogène (intelligence bridée), et cela avant que celui-ci n'empire (enclenchement d'une résilience par la métapsychologie). La psychanalyse étant, à ses origines (Freud), la grande héritière du génétisme (l'acquis) et ses dérivés, tels que l'empirisme, l'associationnisme (Locke, Hume), le sensualisme (Condillac) et la psychophysique (Herbart, Fechner), son évolution (Jung, Lacan) intégrera le nativisme (l'inné) et ses dérivés, tels que le rationalisme (Descartes, Leibniz) et la phénoménologie (Husserl)… Mais si, de cette méthode d'introspection, se développent le structuralisme (Wundt, Titchener), le fonctionnalisme (James) ou encore le gestaltisme (Wertheimer, Köhler, Koffka), des réactions contraires confortent une méthode d'extériorisation (des simples stimuli comportementaux aux traitements informatisés de l'information), tels que le béhaviorisme (Watson, Skinner) et, plus encore, la psychologie cognitive (Piaget). Malgré la redondance terminologique et une approche très simplifiée du symbolisme (globalement rendu à un computationnalisme), cette toute dernière réaction inscrit de nouvelles sciences dites fondamentales, comme la science de la cognition et la cognitique (domaine de l'ingénierie), rassemblées sous le terme générique de " sciences cognitives ". Ces spécialistes sont les cogniticiens, à l'origine d'un programme solutionnant le problème du handicap par un retour dit plus contrôlé aux technosciences (spectre de " l'homme neuronal "), alors axées sur l'emploi médicalisé de psychotropes (paradis artificiels), tels que les neuroleptiques, et de machines se suppléant aux déficiences intellectuelles de tout à chacun, handicapés comme non handicapés (intelligence artificielle). L'emploi autoritaire de cette méthode, c'est-à-dire non couplée à une méthode d'introspection effective (appropriation de la psychologie par la thérapie ou de la métapsychologie par la psychanalyse), n'est pas sans comporter de graves effets secondaires, à court comme à long terme sur nombre d'handicapés, tels que les psychotiques. Car, sans l'envie véritable d'aller vers une instruction universelle (N.B. facteur sine qua none d'un transfert réussi soit de l'auto-analyse critique bipartite), les dérives pathologiques se démultiplient, allant de l'absence d'ambition, voire le suicide (individuel comme collectif), aux menaces de mort, voire l'homicide (ciblé ou massif). Signe de bon augure, une analyse critique se développe au sein même des cogniticiens, allant jusqu'à souligner la prégnance d'un inconscient universel. Le rêve relevant alors déductivement de la conscience pure, avec la mise en exergue d'une sémiotique…

APPROCHE ÉQUILIBRÉE DU HANDICAP

Cela étant, ces avancées restent beaucoup trop inopérantes (doxa), maintenant encore et toujours le rêve, surtout celui paradisiaque (!), dans les tréfonds obscurs de l'inconscient (obscurantisme). Par ailleurs, le principe fondateur de la psychanalyse, qui réside dans le transfert parfaitement horizontal du pouvoir du psychanalysant vers le psychanalysé, s'efface devant la bureaucratie (créée par Sigmund Freud, en 1910, l'Association Psychanalytique Internationale impose ses formations complémentaires) et le clientélisme (invalidité professionnelle de toute psychanalyse faite hors de l'association). Ainsi, ce fantasme hautement paranoïaque de contrôler toutes les dérives humaines prend parfois le pas sur l'idéal thérapeutique (expériences formatrices et études de recherche normalement responsables), avec toute l'aliénation qui lui incombe (tautologie traumatique). Ni une ni deux, en créant une variété de portraits d'Hitler, tels ceux à la manière de Pablo Picasso ou encore d'Andy Warhol, l'artiste franco-israélien Dov Or-Ner démontre la prégnance d'une vision psychotique, rendue somme toute banale dans nos sociétés. Pour preuve plus tangible, les êtres humains meurent toujours de faim (les sans revenus ou presque sans revenus) et de froid (les sans abris ou presque sans abris) par milliers, sans que les gouvernements ne soient jamais incriminés. La violence remplit inexorablement le vide des indiVIDus, crEusé par une inconséquence psychologique et philosophique, soit par une absence de réflexion propre à grande échelle. Bon gré mal gré, leurs capacités étant réduites à des diplômes illusoires ou autres orientations toutes aussi illusoires... Car, comment s'adapter dans une société où les intéractions sociales se démultiplient sans une vision avertie de psychologue (bienveillance décirconscrite) et même de philosophe (malveillance circonscrite) ? D'ores et déjà si, pour certains, la maladie - ou les maux de façon générale - reste le fruit du hasard, pour d'autres elle est le fruit d'une juxtaposition de faits liés à un mauvais comportement et requière une multitude de leçons pour sortir du fameux cercle infernal. Certaines personnes reconnaissant leur handicap recherchent alors l'information, désireuses d'apprendre pour enrayer les délires si destructeurs. Ainsi les prophéties dites "autoréalisatrices" soulignent le rapport entre un comportement juste et un corps sain. Les 7 pêchés capitaux, rattachés au Christianisme, notamment par Saint Thomas d'Aquin, entrent évidemment dans cette vision donnant à un comportement d'entraîner une déchéance vers le mal. La souffrance psychique étant le mal par excellence puisqu'engendrant des désordres psychiques plus (psychose avancée) ou moins graves (névrose légère) pour soi mais, aussi, pour les autres... Chose intéressante, l'acédie, c'est-à-dire le manque de soin porté à sa personne, fait alors partie de ces pêchés, dont les origines remonteraient au IVème siècle. Plus encore, la gourmandise s'y trouve dès les origines classée. Aujourd'hui, le rapport entre la santé et l'alimentation, notamment l'excès de sucre et de gras, n'est plus à démontrer. Malgré ces avancées herméneutiques, force est de constater que beaucoup peinent toujours à développer une spiritualité à même de contrer une psychose humaine. Pour eux, la violence directe reste un moyen réel d'expression, persuadés qu'elle seule répondra à leur problème. D'ailleurs, une ascendance néfaste sur les individus reste facilement maintenable en mettant toujours plus en lumière non pas les systèmes scientifiques, au sens étymologique, mais les systèmes politiques/guerriers. Une économie psychotique en découle pour le meilleur (rentrée d'argent conséquente pour une minorité) comme pour le pire (perte d'argent conséquente pour une majorité), avec pour paroxysme destructeur l'enrichissement des moins instruits, soit finalement des moins psychologues. Cela étant, une proximité régulière avec ces profils, directe (entourage) ou indirecte (médias interposés), permet la mise au point de systèmes défensifs sophistiqués, telle que l'imparabilité d'une pensée philosophique. Par l'instauration d'une justice inhérente, le retour à la science/gnose met fin à la prolifération des " têtes de turc " ou " bêtes à abattre ", soit à l'évacuation des frustrations donnant à s'en prendre sempiternellement (banalité du pervers narcissique) aux plus débiles/faibles, avec les enfants en première ligne (scolarité discriminante). Ainsi, dans une herméneutique spirituelle favorable à la psychologie, une concordance entre l'idée et la matière, soit l'esprit et le corps, s'avère pleine et entière, donnant à chacun d'assumer in fine ses faits et gestes. Tournant sempiternellement autour, l'allemand Friedrich Nietzsche développe l'idée de vivre dans ce " seul et unique monde " viable que découvre tout grand philologue après avoir déchiffré les grand codes matriciels de vie et de mort. Un équilibre qui se cultive ou se trouve plus ou moins tôt, certains enfants ayant déjà leur lot de problèmes à résoudre, par l'acquisition d'un savoir bienveillant pour soi-même comme pour les autres.



ALEXIOME

2019




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Variante en Néon




LA LEÇON DE DISCRIMINATION




Malheureusement, les choses étant ce qu'elles sont, la discrimination reste une des grandes caractéristiques de la société capitaliste, visant à croire en certains critères supérieurs coûte que coûte, intellectuels comme physiques, afin de légitimer la conservation des fonds monétaires dans les mains armées d'un minimum de gens.


Ainsi, diplômés et clichés mode s'entendent globalement pour transmettre l'image sans faille d'une réussite économique et sociale des pays par la création d'individus dits plus intelligents et/ou plus beaux. Dans les faits, il n'en est rien, les sciences économiques et sociales mais, aussi, naturelles démontrant le trou béant (pauvreté nationale, violence sociale et pollution des ressources naturelles), soit le néant abyssal, engendré par de telles illusions. Somme toute, une pensée dénuée de tout fondement (autodidaxie reléguée), soit d'idée au sens platonicien, n'est aucunement en mesure de protéger la matière, soit la Beauté même du monde. Bien-sûr, la majorité des diplômes et clichés mode ne sont en fait qu'une mise en lumière d'une personne à un moment et dans une situation donnés. En l'occurrence, lors de sa jeunesse… Le plus souvent, rien de plus. Aussi, mésestimer les aptitudes de développement des individus, simplement par leur nombre nul de diplôme, sans même parler de leur physique (!), entrave l'évolution du genre Homo en tant qu'animal relevant de multiples interactions culturelles.

Plus encore, selon le profil psychique, la perception d'une situation diffère sensiblement. Ainsi, un profil fort de ses capacités répétitives réagit autrement qu'un profil fort de ses capacités créatives. Les aptitudes du premier n'étant pas de réagir face à un problème sociétal mais de répéter ses leçons avec la plus grande régularité possible, quitte à réaliser une abstraction totale du réel. De fait, tandis que le créatif se nourrit de la complexité du réel pour puiser son inspiration, le copiste se nourrit d'une version capitalisée du réel, avec ses modèles FANtasmATIQUEment supérieurs, lui assurant un certain maintien dopaminergique. Toute proportion gardée, lors de la prise d'otage du Bataclan, le 13 novembre 2015, à Paris, les réactions des étudiants rescapés ont été multiples, passant des traumatismes handicapants, tel qu'un sévère trouble de la concentration, à ceux non-handicapants, ne remettant aucunement en cause leur réussite, diplôme avec mention à l'appui.

Par ailleurs, penser le contexte social, en sous-entendant le niveau des diplômes obtenus par les parents et le faire ainsi jouer sur l'éducation, est un nouveau processus discriminant. Des enfants, par exemple d'agriculteurs diplômés comme non diplômés, révélant possiblement une excellente capacité d'apprentissage… Au fond, tout dépend de la bienveillance réelle des parents, soit de leur véritable niveau intellectuel, puisqu'un taux de dopamine équilibré s'avère sine qua non dans la régularité des efforts consentis. Bien-sûr, d'un point de vue universel, un contexte social nuisible est le même pour tous puisqu'il relève d'une globalisation stéréotypée, soit d'une dangereuse propagande sociétale confortant les uns dans leur sclérosante supériorité (illusion d'un succès garanti - prophétie autoréalisatrice et autodestructrice), par des encouragements financiers ou autre, et les autres dans leur infériorité toute aussi sclérosante (illusion d'un échec garanti - prophétie autoréalisatrice et autodestructrice), par une dénigration constante. Celle-ci menant au pire (présence d'un cadre social adaptatif) à la prison et à la psychiatrie et au pire du pire (absence de cadre social adaptatif) à la mendicité et à la clochardisation... Et, avec les "vampires" errant de-ci de-là, en allégorie du pire, le pire se transforme parfois en pire du pire.

Rééquilibrant naturellement les forces, la violence s'invite progressivement jusqu'à faire partie du quotidien des personnes disCRIMinantEs, puisque fortement menacées d'atteinte sur leur vie comme sur leurs biens, avec la nécessité d'un service de sécurité public mais, aussi, privé. Face à cette instabilité croissante, l'autodidaxie se développe alors chez de nombreuses familles, les diplômes apparaissant finalement comme les garants d'une politique handicapante/sectaire, où la photographie du chef d'Etat s'accroche jusque dans les salles de classe pour assurer une publicité bon marché. Des familles de non diplômés comme de diplômés d'ailleurs… Publié en 1932, l'ouvrage emblématique du diplômé émérite d'Oxford Aldous Huxley, intitulé Le meilleur des mondes, dépeint la sclérose engendrée par l'aliénation d'une pensée globalisante, segmentant la société en des niveaux inférieurs, intermédiaires et supérieurs. Dans l'aveuglement le plus complet, le niveau supérieur se retrouve finalement avec des capacités d'apprentissage réduites, le confinant dans des domaines d'activité toujours plus codifiés. C'est seulement avec la prise d'un neuroleptique, symboliquement nommé Soma (réf. au péricaryon/soma neuronal), que les trois niveaux apprécient globalement la vie.

Cela étant, si certains parents persévèrent dans un calme olympique et encouragent ainsi leurs enfants à travailler sans défaillir, malgré les bonnes et mauvaises notes, d'autres les menacent fortement, voire les corrigent violemment, pour répondre à leur fantasme de supériorité, associant durablement l'éducation à la haine dans leur inconscient. Dénués d'outils intellectuels, les enfants de ces derniers se retrouvent plus fragilisés face aux maladies mentales, de la psychose à la névrose. Parallèlement, au sein même des cours, tandis que les enfants des premiers travaillent pour eux-mêmes et rejettent ostensiblement l'esprit de compétition (désarmorcement volontaire des conflits en passant en dernier), les enfants des seconds n'hésitent pas à faire tomber leurs camarades quand ceux-ci leur semblent trop doués (création volontaire de conflits pour passer en premier).

Plus curieusement, certains établissements scolaires participent à cette dévaluation du savoir en maintenant l'ordre, non par une approche psychologique des élèves, permettant l'acquisition progressive du contrôle psychomoteur, mais par une violence émotionnelle psychotique (effet miroir), bloquant plus ou moins sévèrement le contrôle psychomoteur. Plus encore, en rendant sa visite fortuite et en centrant ainsi son inspection sur un calme militaire à chaque leçon, l'inspecteur d'éducation tend à encourager ce phénomène. Ainsi, loin d'apparaître comme une belle unité harmonieusement acquise tout au long des cours proférés, le calme s'apparente à une pression violente, de l'ordre de la coercition (punition). L'inhibition des enfants (schéma possible de sérotonine forte et de dopamine faible) se révèle comme une des conséquences directes, de façon plus ou moins traumatique (répercussion au stade adulte), allant des comportements de repli dans des petits groupes amis (type communautarisme) aux bagarres défoulantes (type guerre), des difficultés de concentration (type accident) aux talents retardés (type dépression) etc…

Heureusement, l'équilibre intellectuel, soit la Beauté avec un grand B, ne se réduit aucunement à des histoires de supériorité et d'infériorité. Seul le plein développement des individus, comme indiqué dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme (droit défendu par la Cour Européenne des Droits de l'Homme ainsi que par la Convention Européenne de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales), mettant à bas toute forme de discrimination, contribue à l'émergence d'une société digne de ce nom. Cela étant, toute naïveté mise à part (humanisme utopique), les privilèges accumulés par les gouvernements grâce à cette violence psychique font que ces droits ne sont toujours pas respectés. Dès lors, une pression malsaine accompagne les FAmILLEs à qui l'État demande coûte que coûte de rapporter de l'argent, quitte à s'aliéner totalement en détruisant la planète par des transports contraints démultipliés (réchauffement climatique). Qui plus est, cette pression financière s'avère très problématique pour les familles déjà fragilisées car comptant des psychotiques ou des individus en état limite. Plutôt que de participer à la construction des personnes, avec le cas échéant du temps pour les thérapies ou longues introspections, la recherche aveugle de travail ainsi que le travail forcé (absence ou menace de coupure du revenu solidaire) se révèlent comme des destructeurs. Bien-sûr qu'ils contribuent à long terme à la dépersonnalisation des individus et nuisent à la cohésion même du groupe. Ainsi, les performances des uns et des autres s'en trouvent fortement impactées, réduites par une pauvreté intellectuelle qui n'a d'égal que toute la pollution engendrée.



LA PHARMACOPÉE DU JE(U)

2019



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Variante en Ready-Made





ÂME ET CONSCIENCE



Pour finir, puisque rien ne vaut de vivre une expérience en son âme et conscience, chacun est invité à réfléchir sur celles vécues dans le secteur médical. Le sujet concernant tout à chacun, dans une intimité totale…

Force est de constater que rares sont ceux qui n'émettent aucune critique particulière et pléthore sont ceux qui réclament déjà, outre un médecin traitant digne de ce nom, une médecine davantage destinée à l'individu qu'au groupe. Les tests faciles à utiliser, les logiciels de traduction génomique ainsi que l'accès aux différentes médecines renforçant chaque jour un peu plus cette nouvelle exigence... Ainsi, les maladies demandent à être prise en charge toujours plus rapidement, voire même anticipées à l'extrême (amputation), et certaines zones du corps à être toujours plus régulièrement contrôlées en fonction. Cela sur des patients croissant en nombre... De fait, si une partie de la population accepte sempiternellement de remettre sa vie entre les mains d'une tierce personne, voire même d'un logarithme, une autre partie préfère stratégiquement étudier la médecine (sous-entendu médecine ethnologique / internationale) par elle-même. Les MALADrESses dans les dosages (lourds effets secondaires) ajoutées aux erreurs médicales décuplant les motivations premières…

Bien-sûr, elle n'hésite pas à prendre, en plus des encyclopédies médicales, des avis de généralistes et de spécialistes. Ainsi, elle reste d'autant plus libre de son choix qu'un meilleur traitement peut ressortir après des recherches fructueuses (médecine divergente dans et selon les pays). Aussi, des personnes lourdement handicapées, à qui des traitements neurologiques sont prescrits avec des effets secondaires déplaçant le problème encore plus lourdement (actions sédatives, antiproductives et désinhibitrices), se résolvent parfois à prendre des chemins parallèles. Ceux-ci n'en requérant pas moins des encadrements cognitifs prolixes et variés, tels que des cours, des lectures et des rencontres adaptés (savoir multiple/universel)... Prendre du recul face aux autorités médicales apparaît alors plus comme une évolution conférant à l'individu un meilleur contrôle sur sa vie que comme un risque inconsidéré. Certainement, la mise en garde du philosophe français Paul Valéry, sur les droits indûment acquis par les diplômes, trouve un écho mature, puisque remettant la vie des individus entre leurs propres mains. Plus encore, chacun est en droit d'expérimenter sur son propre corps, du moment qu'il ne rejette évidemment pas la faute sur autrui lorsque ses expérimentations tournent à mal. Cela d'autant plus que l'humain est un animal à part entière, avec des spécificités lui conférant une physiologie singulière, difficilement transposable.

De façon somme toute modérée, puisque simplement éthologique, une étude comparée en primatologie (le genre Homo se classe dans l'ordre des Primates) s'avère intéressante. En effet, elle souligne que les profils dominants de chimpanzé se risquent à ingérer de nouvelles plantes en remède, permettant autant d'optimiser la pharmacopée du groupe que de s'adapter aux nouvelles maladies. Etant donné que l'épistémologie converge vers un fondement expérimental des neurosciences, liées à l'inhérence d'une inextricabilité cérébrale (imbrication du psychique et du biologique), les patients s'apparentent aux dominants en acceptant ou refusant les drogues légales proposées ou décidant encore d'utiliser d'autres drogues légales ou non, en complément (régularité journalière) ou non. Alors, il s'avère irréaliste d'établir un diagnostique scientifique quand les informations manquent ou sont erronées pour des raisons de légalité. En toute lucidité, équilibrés comme déséquilibrés mettent de côté certains faits tant le cortège médical, uniformément diplômé d'état, ne leur inspire que faiblement confiance (coupure épistémologique). Le serment d'Hippocrate ne leur garantissant pas la moindre considération scientifique ou même la moindre compréhension (non dit du médecin traitant possible) sur leurs prises de décision expériMENTales…

Plus encore, de façon plus spécifique, comme toutes les drogues illégales (augmentation de la dopamine) contrecarrent les effets de certaines drogues légales (neuroleptique bloquant uniquement la dopamine), l'effet placebo se révèle somme toute positif dans le traitement d'une psychose. Ainsi, contre toute attente officielle, l'approche idéale, soit spirituelle du corps (corps-esprit), y apparaît plus probante que l'approche matérielle, soit simplement technique du corps (corps-machine). Après étroite concertation, force est de constater que des patients reprochent finalement autant l'absence de psychologues (psychiatrie proposée sans autre alternative) que les lourds effets secondaires des médicaments, qui plus est distribués à l'excès (apparition de tics moteurs). Pire, non sans rappeler les grands dérapages de l'histoire de la médecine, l'emploi des neuroleptiques de seconde génération apparaît clairement contreversé car rendant les psychotiques beaucoup plus violents par l'action bloquante de la sérotonine, en plus de la dopamine. Qui plus est, l'association des drogues légales et illégales, si prises à des doses élevées, se révèle particulièrement inquiétante (risque de violence démultipliée).

Heureusement, dans les faits, la maturité venant avec l'âge et l'expérience, les recherches cruciales mais, aussi, les découvertes, y compris les plus inattendues (sérendipité), sont très loin d'être l'apanage des diplômés. Dans le meilleur des cas, seuls les profils novateurs/créatifs contribuent à l'avancée de la médecine (ex : inoculation/vaccin). Dans le pire, tous les essais cliniques tournant massivement à l'échec, des enfants bulles ayant nouvellement contacté une leucémie aux Etats-Unis (2019) aux adultes volontaires ayant nouvellement été infectés par le VIH en Afrique du Sud (2020), restent grandement problématiques. Aussi (ajout entre le 23 et le 28-05-2020), les taux de mortalité décuplés par la mauvaise observance du protocole du médecin français Didier Raoult (prise de l'hydroxychloroquine associée à l'azithromycine dès le début de la maladie pour contrôler la charge virale), y compris d'ailleurs hors des essais cliniques sur le Betacoronavirus SARSr-CoV (Covid-19), suivis de l'interdiction du même protocole par l'Organisation Mondiale de la Santé, révèlent au grand jour une fragilité cognitive chez nombre de professionnels de santé. La thérapie universelle demeurant certainement le fruit d'une recherche pARTagée, à chacun de connaître en premier lieu les limites de son propre système immunitaire (contrôleurs naturels) et en second lieu celles de ses prises de risque (patient émetteur - médecin écouteur). Somme toute, à la société d'en tirer partie, en acceptant directement ou non (salaire universel) de financer des profils transversaux de chercheurs (champ des possibles par Théodore Monod), groupés ou indépendants, sains ou malades, avec pour seule obligation le développement d'une éthique universelle. Certainement, les processus sacrificiels du genre Homo (expérimentations animales), lui-même inscrit dans le clade des métazoaires, demandent plus que jamais à être contrecarrés pour permettre une réelle évolution humaine, celle somme toute divine (mise en exergue des sens dans l'Absolu).

Le fantôme de Frankenstein hantant les chercheurs diplômés comme non diplômés, sans pour autant devenir symptomatique…




CLÉ

Publication Globale Février 2020

1ères Lectures de Recherche entre Avril et Juin 2019 au Conservatoire National des Arts et Métiers 





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